Il n'y a pas que JR comme méchant, ou Dallas comme univers impitoyable. La guerre feutrée fait rage entre les différents acteurs de la vente de vins sur Internet.
Dans le numéro d'Avril 2007 de la RVF (Revue des Vins de France) on pouvait en effet lire un article critique sur les prétendues pratiques de ventes de Bordeaux en primeur à découvert du site 1855.com.
Jusque là rien d'anormal, les journalistes de la RVF exprimaient leurs sentiments et leurs craintes éventuelles de voir certains clients non livrés en cas de forte demande sur certains millésimes. C'est leur droit de journalistes...
Ce qui est pas très élégant, je trouve, c'est la réaction mesquine (pour ne pas dire plus) du site concurrent ChateauOnline qui a placé sur sa page d'accueil un message intitulé "Primeurs : vente à découvert, notre position." dont voici un extrait :
Un article de la Revue du Vins de France (n° 510 - avril 2007 - p.12) fait état de la méthode de vente à découvert pratiquée sur les primeurs par un des sites de vente de vin par Internet, méthode qui consiste à proposer et à vendre des vins sans les avoir préalablement achetés ou obtenu des allocations fermes pour l'intégralité.
Par cette pratique, le risque pour le vendeur de ne pas pouvoir se procurer les vins au moment de la livraison - où à un prix d'achat beaucoup plus élevé - est quasi inévitable et ne peut qu'entraîner des défauts de livraison des clients. Les ventes qui n'auront pas pu être livrées, bien que le prix en ait été payé, seront alors annulées et le prix remboursé. Cette méthode revient en outre à faire supporter aux clients particuliers, sans qu'ils en soient conscients ou avertis, un financement qui devrait relever des banques ou des actionnaires, et ce sans garantie sur la capacité du vendeur à rembourser le prix.
Sous prétexte de rassurer ses propres clients, ce message n'a d'autre but que de jeter le doute et le discrédit sur un concurrent commercialement conquérant.
La vente en primeurs des bordeaux, et même d'autres appellations plus récemment, est en plein boum. Je ne sais pas si c'est bien ou non de vendre du vin à découvert, mais ce coté "c'est pas moi, c'est lui !" n'est pas joli-joli.
Pour les inquiets, sachez que plusieurs marchands sur Internet proposent gratuitement une garantie bancaire aux acheteurs de vins en primeurs. C'est l'un des critères de choix à l'heure ou les prix ont tendance à se niveler sur ce marché.
Et vous, est-ce que cela vous inquiète lorsque vous achetez un vin en primeur ?